Pour la seconde fois, je me suis rendue à un événement fantastique. Un événement que j’ai attendu avec presque autant d’impatience que le carnaval de Tournai, c’est dire. Et pour lequel je me suis presque autant préparée.

Il s’agit des Redhead Days !

Trois jours entièrement consacrés aux rousses (et aux roux) à Breda, aux Pays-Bas. C’est nouveau ça ? Ben non, cette année, on célébrait même les dix ans du festival. Pas mal non ?
Tout a commencé à l’initiative d’un peintre il y a dix ans, qui voulant suivre l’exemple de ses modèles (Klimt et Rossetti), décida de peindre une série de 15 portraits de femmes rousses. Bart fit donc paraître une annonce dans les journaux demandant aux modèles intéressées de se retrouver à Breda. Mais au lieu d’une quinzaine de modèles attendus, ce furent 150 rousses qui se présentèrent. Bart sélectionna 14 modèles et fit une photo de groupe avec les autres personnes. Le quinzième modèle fut tiré au sort. Ainsi naquirent les Redhead Days.

Et d’année en année, ils eurent de plus en plus de succès, ils se sont étendus, d’abord un puis deux puis trois jours, d’abord une simple photo, puis des photoshoots un peu partout dans la ville… D’abord cent cinquante rousses et cette année, pour le photoshoot officiel : 1.721 roux et rousses, sans compter tous ceux qui ne participèrent pas à la photo (à laquelle ne sont normalement autorisés que les roux naturels).

Chaque année, un thème et une couleur sont choisis et les activités, expositions et conférences présentées à Breda en découlent. Cette année, le thème c’était Van Gogh (<3) et la couleur le bleu (<3 <3). Ce qui est chouette à voir, c’est que toute la ville participe : les bars créent des cocktails spécial roux, les commerçants offrent des échantillons, même le refuge pour animaux participe avec l’année passée une exposition de photos d’animaux roux !

« Oui, mais bon, c’est juste pour les roux ton festival. C’est un peu mettre à l’écart les autres. » Mais non, tu es le bienvenu aussi, que tu sois blond, brun, noir. Tu peux participer à toutes les activités à l’exception du photoshoot. Tu pourras même pour une fois te mettre dans la peau d’un roux, car pour une fois, ce sera toi qui ressortiras au milieu de la foule.

Moi j’ai tellement aimé ça la première fois que j’y suis allée que j’aurais voulu y aller les trois jours. À cause du travail, ça n’a pas pu se faire. Ce n’est pas grave, ce sera pour l’année prochaine. J’y suis donc seulement allée le dimanche, mais ça tombe bien, c’est le plus grand jour du festival, celui avec la photo de groupe.

L’année passée, j’avais admiré des robes magnifiques tout au long de la journée. Et vu que le thème était Van Gogh et la couleur le bleu, je me suis lancée : j’ai décidé de me faire une robe inspirée par « La nuit étoilée ».

Quelques petites photos du déroulement. Je n’ai pas de photo du progrès du verso, car j’ai dû le faire en une matinée avant d’aller aux musicales de Belœil pour le travail. J’espérais juste que ça sèche à temps. Je dois avouer que je suis très contente du résultat, malgré quelques défauts (notamment la robe un peu trop grande :p). J’ai même réussi à y glisser un Tardis en référence à mon épisode préféré de doctor who « Vincent and the Doctor ».

Alors ça y est, robe enfilée et parée pour les redhead days !

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En réalité je triche, c’est une photo prise au retour, mais je n’ai pas eu le temps d’en prendre une au matin

Malgré la SNCB, qui a réussi à me faire rater ma correspondance, je suis arrivée assez tôt à Breda.
Oui, j’oubliais de le préciser, mais contrairement à l’année précédente, je suis venue seule. Les amies avec qui je devais venir ont eu des empêchements, mais c’est pas grave, j’ai décidé d’y aller quand même. J’ai hésité pourtant, je me suis dit que j’allais m’ennuyer. Mais j’avais mon nouvel appareil photo, et il fallait que je profite de l’occasion. J’irai, et je prendrai des photos. Alors c’est l’appareil à la main, prête à déclencher, que je suis descendue du train, comme pour me justifier d’être là. Je traverse le parc et rejoins le centre-ville, prête à affronter la journée toute seule.

C’était oublier une chose. J’allais au redhead days. Il y a des gens qui ont décrit ça comme retrouver une famille qu’on ne connaissait pas. Je n’irais pas jusque là, mais pour moi, être au redhead days c’est savoir que quand tu rencontreras quelqu’un, tu auras toujours quelque chose en commun avec lui des cheveux roux. Ça peut être la seule chose que tu auras en commun avec lui au final, mais pour beaucoup, ça implique un parcours commun, des éléments qui se ressemblent d’une vie à l’autre : les surnoms « affectueux » (« poil de carotte » et autres inventions), les visites chez le coiffeur (« ah, mais il ne faut jamais teindre ça »), pour beaucoup des mauvais souvenirs dans la cour de récré (auxquels j’ai échappé, alléluia !). C’est une barrière qui tombe, un pont qui existe déjà et qui invite à découvrir l’autre. Et si les autres visiteurs ne sont pas roux, ils sont généralement là parce qu’ils adorent cette couleur et sont donc curieux et ouverts à la conversation.

Bref, le temps de traverser le parc, j’ai déjà posé pour une dizaine de photos (ma robe a du succès ^^) et discuté avec au moins autant de personnes. Au final, je n’ai même pas le temps de prendre des photos. Arrivée sur la place du château, je rencontre Olga et Sofiya, des Russes habitant en Italie. Sofiya est rousse (une Russe rousse, à prononcer 5 fois sans se tromper), Olga pas, mais elle accompagne son amie dans le plus grand émerveillement et la plus jolie candeur. Elles sont en voyage aux Pays-Bas et ont décidé de faire le détour. En découvrant que je suis venue seule, vu qu’elles sont toutes les deux d’une gentillesse extrême, elles me demandent si je veux rester un bout de temps avec elle. Je leur explique que je veux pouvoir faire quelques photos et me balader un peu, mais que je les rejoindrai rapidement. Au final, je passerai la majorité de l’après-midi avec ces deux filles fantastiques, qui savent maintenant qu’elles ont une porte ouverte quand elles décideront de visiter Bruxelles.

J’ai l’opportunité de rencontrer le créateur de MC1R un magazine pour les roux sur lequel je ferai sans doute bientôt un commentaire et dont il m’a gracieusement offert un exemplaire. Je ne craque qu’un petit peu niveau achat : 3 bracelets pour en offrir un à Olga et Sofiya, et des shampoings pour protéger les cheveux roux. Je profite de l’offre de René Art color qui faisait pour l’occasion 40 % sur ses produits et en plus vous offre le soin qui va avec le shampoing. Un shampoing pour les cheveux roux, mais qui est en plus préparé sur place afin d’être adapté à votre couleur. Quel service. Sofiya craque aussi d’ailleurs.

La journée file à une vitesse folle : photo de groupe, parcours de jeux, pose pour des photos, visite d’exposition, pose pour des photos encore, prendre quelques photos parfois…
On rencontre énormément de gens avec des parcours assez fous.

Un Texan, qui est venu deux fois aux redhead days alors qu’il était en Afghanistan pour son travail d’ingénieur, mais qui maintenant qu’il est revenu au Texas a décidé de faire le voyage juste pour les redhead days : il est arrivé vendredi matin, et repart lundi à Amsterdam pour reprendre l’avion et rentrer chez lui.

Une jeune femme qui vient de Micronésie (un pays minuscule au-dessus de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de l’Australie) et qui a fait 40 heures d’avion pour nous rejoindre.

Des anglais et écossais <3 qui remarquaient le petit Tardis caché sur ma robe (et ça ça fait plaisir).

Un Irlandais qui fait le tour du monde, mais fait le détour pour revenir aux Redhead Days.

Des roux italiens, américains, écossais, irlandais, norvégiens, finlandais, de tous les âges, avec des peaux allant du blanc le plus laiteux au brun chocolat !

Tellement de choses à voir et à faire et tellement de gens avec qui discuter que j’en oublie de prendre des photos et de manger.

L’heure de mon train arrive trop vite, je dois quitter le rassemblement pour les crowdfunders (ceux qui ont comme moi participé au financement de l’événement) et courir vers la gare. Je dis au revoir à Olga et Sofiya.

Tout est passé décidément beaucoup trop vite. Il y a plein de choses que je n’ai pas eu l’occasion de faire : certains photoshoots, me faire maquiller/coiffer, le speed meeting, le high tea… Vivement l’année prochaine où, définitivement, je serai présente pour les trois jours.

Je te laisse comme d’habitude avec une galerie de photos :

Photos que d’autres gens ont prises de moi

One thought on “Redhead Days 2015

  1. Mon Dieu mais que toutes ces personnes sont belles !

    Bon ben , l’année prochaine, si je suis libre, je te suis. Je serai bonheur pur de ne voir que des cheveux roux!!!!!

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